Ici, les courses, c’est bibi qui s’en occupe. Non pas car j’ai un amour inconditionnel des tickets de caisse longs comme trois bras, ou des empoignades au croisement du rayon biscuits et du rayon conserves. Mais plutôt (…surtout…que, en fait) parce qu’avant que madame et moi soyons ensemble, je vivais seul et elle non. Et j’ai gardé l’habitude de m’en occuper quand les twins sont arrivés.

Et, accessoirement, parce que si madame s’en occupe (de son propre aveux), elle achètera deux fois plus de choses, dont la moitié environ du rayon #SucreEtGrasQuiN’enVeut, notre bien-aimé rayon des gâteaux !

Aussi, parfois je fais les courses avec les enfants, même si ce n’est majoritairement pas le cas. Je vous dirais pourquoi en fin d’article. Mais avant cela, faisons un peu le tour des avantages et inconvénients que l’on peut trouver à faire ses courses avec ses enfants.

Points positifs de faire les courses avec les enfants

La première chose qui saute aux yeux, c’est de voir ces étoiles dans leurs yeux, ces sourires, cette joie communicative et si grande lorsque tu achètes…Une boite de chocos. Ça marche aussi avec leur yaourt préféré. A se demander parfois pourquoi tu te fais chier à passer des heures deux mois avant Noël pour leur trouver des cadeaux top-de-la-mort-qui-tue, alors qu’un paquet de pépitos les rend jouasses. Franchement, y’a des fois…

La deuxième chose sympa, c’est que tu découvres qu’ils aiment certains aliments, alors que tu pensais qu’ils ne les avaient jamais goûtés ! Pour une fois, merci qui ? La crèche et l’école (non, pas Jacquie et Michel, tu sors [et je te suis pour y avoir pensé, du coup…]). Nous avons eu l’exemple avec les asperges pour Evan, et le saumon fumé pour Nathan.

Tu pourras aussi faire découvrir, au gré de tes périgré…pérégrani…pérégri…excursions dans le rayon fruits et légumes, les noms des fruits et légumes à tes enfants. Rien que ça c’est réellement un plus certain, d’autant plus si le samedi matin tu as le bonheur de te lever pour aller à la baby gym (je me moque, j’adore les y emmener, je sais qu’ils adorent ^^), et donc que tu ne peux faire le marché avec eux, un peu dans le même but.

Une chose intéressante est également de les faire participer au choix des repas à venir. Voir avec eux ce qu’ils voudraient, leur expliquer que, non, saucisses/purée n’est pas un repas très équilibré, et qu’inclure du vert c’est bien aussi !

Autre moyen de les responsabiliser un petit peu, tout en les amusant, mais cela n’est pas possible dans tous les supermarchés : les mini-caddies. Les miens adoooorent ça, manifestement le fait d’avoir leur propre chariot et choisir ce qu’ils mettent dedans, ils kiffent. A eux de comprendre toutefois qu’on ne prend pas tout ce qu’on veut, et surtout que ce ne sont pas des auto-tamponneuses ! Alors on fait attention à ne pas se taper toutes les têtes de gondole, ni tous les obstacles autres gens qui font leurs courses. Avantage spécifique aux twins : tu peux assister à leurs talents de négociateur pour qu’entre eux ils s’échangent des produits pour avoir leur caddie idéal, très marrant !

Si tes enfants ne participent pas beaucoup aux tâches ménagères, tu peux leur demander de participer au vidage de caddie sur le tapis roulant de la caisse. Double avantage : tu te la coules douce pendant ce temps-là à superviser le chantier.

On pourra aussi prendre en compte que, courses ou pas courses, ça reste un moment qu’on passe un peu avec ses enfants.

Points moins sympas (sans déc’ ?)

A l’opposé, il y a bien sûr les mauvais côtés de faire les commissions (oui, je connais aussi des mots vieux comme le monde) avec ses gnomes. Et, sans surprise, ils sont surtout axés sur l’aspect gnome, plus qu’à l’aspect courses 🙂

Déjà, le plus chiant selon moi, c’est d’avoir en permanence le chariot sous les yeux. Car, bien sûr, les enfants ont une tendance naturelle à escalader tout ce qu’ils peuvent, et donc à vouloir sortir du chariot. Et si possible la tête la première. D’autant plus si tu as l’idée débile de tourner la tête un quart de seconde, moment propice pour tenter de retrouver sa liberté ! Je dois avouer que sur ce point, les twins sont assez tranquilles.

Non, eux c’est plutôt le second point négatif : la promiscuité. A force d’être collés l’un à l’autre (faut dire, avec deux enfants, une fois que t’as mis un pack de lait et un pack d’eau, ils n’ont plus grand espace où se mettre…), la promiscuité doit leur peser. Et donc, on se tape dessus. On se pousse. On s’assoit l’un sur l’autre. Bref, ça bagarre sec ! Tu joues donc ton rôle de juge-arbitre de match de boxe en séparant les adversaires et en les renvoyant dans leur coin, soit là où ils se trouvent déjà, vu la taille du chariot rappelons-le (sans déc’, suivez, c’est chiant…) !

Ce qui pêche un peu aussi, et tu connais bien ça cher parent lecteur qui a déjà emmené tes enfants chez Mammouth (petit clin d’œil à un vieux sketch des Inconnus), c’est LE rayon à éviter. Celui où quand tu vois que tu arrives devant, tu leur fais regarder de l’autre côté en criant « Oh ! La femme tronc ! » (ou autre phrase plus susceptible d’attirer leur attention). Celui que tu veux éviter à tout prix. Ce putain de rayon des jouets !! Car une fois qu’ils ont vu le moindre jouet, c’est fini, à toi la pause de 15 minutes pendant qu’ils regardent l’ensemble du rayon.
Deux fois.
Mais au moins ça te laisse le temps de réfléchir aux excuses que tu vas leur pondre pour ne pas acheter de jouets, cette fois comme les autres fois. Par chance (j’avoue, mes enfants sont quand même plutôt cools…ils tiennent de papa sûrement…), ici pas de gros caprices ou de je-me-roule-par-terre-pour-un-jouet. Ils acceptent assez bien que l’on ne prenne rien.
Mais cela leur apprend aussi qu’une chose agréable (comme un cadeau) doit être occasionnelle, sinon on s’y habitue, et ce n’est plus un plaisir mais juste une habitude. Et dans le même ordre d’idée, à toi d’anticiper leur demande d’aller dans la petite voiture (qui coûte 1€/minute quand même ou presque…) située après les caisses, voire le manège s’il y en a un dans ton magasin.

En fin de compte, je pense que les courses hebdomadaires ne sont pas à faire avec les enfants (si on peut l’éviter, évidemment). A mon sens, ils perdent plus leur temps qu’ils ne s’amusent, mais il y a quand même des choses qui leur plaisent. Par contre, pour les petites courses je trouve ça intéressant, on peut apprendre des choses de nos enfants, et leur en enseigner également.

Je termine par une petite « astuce » si tu décides d’aller faire tes courses avec ton/tes enfant assez grand pour aimer feuilleter des livres. Tu commences par le rayon jouets, en fixant la règle suivante : on n’achète rien, mais il a le droit de choisir un (voire plusieurs) livre qu’il pourra lire pendant les courses. Ça fait toujours un peu de répit, et ça lui fait plaisir 🙂

Et toi, les courses, avec ou sans les gosses ? Des astuces pour que ça passe mieux ? Fais tourner !

10 Commentaires

  1. Moi j’emmène toujours ma fille faire les courses, déjà parce que je les fait toutes seules parce que mon Jules travaille le dimanche, donc je me retrouve un peu moins seule. Et puis parce que toute la semaine elle est chez ma mère et le week-end quand on fait les courses, on se retrouve toutes les deux et c’est pas plus mal ! 🙂

    • Voilà, ça fait un petit moment ensemble ^^ Les soirs de semaine passent tellement vite, quand on bosse on n’a tellement peu de temps pour profiter de ses loulous…:/

  2. Alors moi c’est sans parce que sinon ça se finit toujours par une honte monumentale avec un gamin qui hurle comme un cochon qu’on égorge et se roulant par terre :(((( Par contre il aime bien vider le cadis sur le tapis de caisse aussi et essayer de négocier tout ce qui lui semble super méga top canon à goûter.

    • Ce qui lui semble bon à goûter = souvent tu dois finir le paquet non ? ^^ Ici ils sont plutôt du genre fermés à la nouveauté j’avoue, ils restent sur leurs valeurs sûres !

  3. Je fais 99% de mes courses avec mon loulou depuis sa naissance et il adore ça ! Pour le moment c’est facile, je n’ai pas à lui courir après puisqu’il est tranquillement installé dans le siège du chariot. Il est cool et même si je perds un peu de temps avec lui, je préfère largement quand il m’accompagne, faisant d’une corvée un moment de complicité !

  4. Ici le loulou a 12 mois, donc on n’en est pas encore là. Ceci dit, je l’emmène toutes les semaines au marché, sur mon dos dans l’écharpe (bon, sauf si il tombe des cordes hein ^^ mais à Lyon on a souvent “beau” temps :D). Les marchands ont toujours un petit mot sympa, le boucher lui glisse un bout de jambon dans le bec : une chouette balade pour lui. Pour le supermarché, c’est le papa qui gère. Là par contre, on l’emmène peu. Quand il sera plus grand et marchera, pourquoi pas. Mais peut-être en ciblant nos horaires pour ne pas être dans une cohue qui risquerait de l’exciter?
    Quand on était gamins (à partir de 6-7 ans peut-être?), je me souviens que mes parents nous laissaient facilement, mon frère et moi, au rayon BD pendant qu’ils faisaient leurs courses. Du coup, on trouvait toujours qu’ils étaient trop rapides 😀

    • Ah le rayon livres des courses je m’en souviens un petit peu, j’y ai eu droit aussi, mais je crois que c’était bien plus tard que toi !
      Pour la pluie de cordes, en même temps, vu comme une corde c’est lourd…#PasTaperHein Mais c’est vrai qu’à Lyon globalement je trouve qu’on a un temps clément globalement, voisine 😉
      Par contre le supermarché quand il marchera, comment dire…Vous allez peut-être justement ne pas y aller car il aura envie de marcher ! Et même en dehors de la cohue, ça risque d’être long s’il faut l’attendre 😀

  5. Pour moi à la base les courses sont une corvée. Déjà je suis un petit gabarit donc le caddie pèse très vite trop lourd (et suis-je la seule à TOUJOURS tomber sur un caddie avec une roue réfractaire ?!). Ajoute dedans 3 enfants qui gigotent et manquent de place dès le deuxième rayon, en descendent et commencent à filer partout, toucher à tout… Impossible ! J’ai résolu mon problème… je fais les courses en ligne maintenant ^_^.

    • Nan mais le caddie c’est une technique aussi 😀 Dès que je prends le mien, je le tourne un peu dans tous les sens pour voir s’il n’y a pas une roue de traviole. Car si tu t’en rends compte un peu tard, c’est mort pour le reste des courses et bonjour la galère…
      Par contre avec 3, t’étais optimiste quand même, tant en termes de place que de les garder tranquilles, encore que Babyrose doit être encore un peu petite pour gambader joyeusement, à moins de vouloir copier sur les deux grands ^^ M’enfin 2 qui s’éparpillent, je comprends le passage au drive totalement justifié 😉

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