Le sommeil…Ici ça a été (et reste, à l’heure de la rédaction de ce billet) un vaste sujet plein de péripéties !

Au départ, problème classiques : les coliques. A notre retour de néo-nat, suite à une arrivée 5 semaines plus tôt que prévu, et sans crier gare du tout, nous avions mis leur lit juste à côté du nôtre car cela nous rassurait.
De fait, cela aurait été nécessaire de toute façon : les premières nuits, je me levais parfois toutes les demi-heures pour leur masser le ventre pour les soulager. Installés tête-bêche dans leur lit, cela présentait l’avantage de pouvoir masser les deux à la fois. L’inconvénient est que j’ai dû faire vieillir mon dos de plusieurs années en quelques semaines je crois.
Comme pour les biberons ils étaient décalés, je vous laisse imaginer la facilité à gérer la situation : un bib/change à gérer, se recoucher, se relever peu après faire des massages, se recoucher, se relever donner le bib/change à l’autre. Heureusement que nous étions deux car seul(e) je n’imagine pas cela possible.

Je dois bien avouer qu’un seul fait a rapidement engendré bien des difficultés, une fois les coliques du début calmées : les reflux/vomis. Nathan et Evan en ont eu beaucoup rapidement, autant dire tous les jours en fait. Cela était déjà un problème la journée, car avec un poids de naissance de moins de 2 kilos, une perte de poids un peu plus grande que prévue après la naissance, et une progression qui n’était pas flagrante par la suite, nous avons « toujours » eu l’inquiétude de leur prise de poids. Voir son enfant vomir au quotidien est terriblement lourd psychologiquement, sans compter la fatigue à côté à cause des nuits désastreuses.

Mais c’est au coucher que cela a posé encore plus de soucis. Malgré le fait de les rehausser énormément sous la tête, les pleurs du coucher engendraient des vomis en quelques dizaines de secondes. Nous n’avons donc jamais pu leur faire connaitre la phase de les laisser pleurer jusqu’à dormir, et les sevrer « de nous » pour l’endormissement.
Je n’ai pas de mots pour décrire la difficulté de la situation, toutes ces fois où en quelques secondes de pleurs seulement ils tapissaient tout leur lit. Parfois les deux la même nuit, autant dire que le matin on ne fait pas les fiers au « réveil » si l’on peut dire.
En parallèle de ça, j’ai commencé à avoir des problèmes à mon boulot dès mon retour de congé de naissance, ce qui s’est fini par un licenciement quelques mois plus tard. Histoire de parachever le tableau idyllique de cette période.

Chemin faisant, avec la diversification et le fait qu’ils grandissent, nous avons adopté une nouvelle stratégie de coucher : les endormir hors du lit. Cela a donné naissance à une loooongue période que j’aurai du mal à oublier. Tous les soirs les twins étaient dans leur transat, sur le canapé, et moi assis entre les deux. Et je leur faisais des papouilles sur la tête pour les endormir. Quand je dis des papouilles, imaginez que ça prenait bien une heure en moyenne par soir, parfois deux…

Le plus difficile était alors de réussir à réaliser une sorte de développé-couché du plus haut niveau. Il fallait réussir à défaire les ceintures du transat, les prendre contre moi, aller en catimini dans la chambre, puis les coucher dans leur lit. Tout ça sans le moindre bruit, sans le moindre à-coup, car leur sommeil était super léger. Puis, même chose avec le second, bien entendu. Pour limiter les risques de réveil de l’un quand l’autre se réveillait, chacun a dormi dans notre chambre durant une période, alors que son frère dormait dans la leur. Nous gardions près de nous celui qui se réveillait le plus, et lorsque le concerné dormait mieux que son frère, nous échangions leur place.

Si les papouilles ont représenté une solution « acceptable », nous sommes passés, comme pas mal de parents je pense, par différentes tentatives variées pour réussir à rendre le coucher plus rapide et plus simple. Le long câlin dans les bras, la lecture d’histoires, les comptines (avec ou sans câlin), la balancelle dans le transat ou sur le fauteuil dans leur chambre…Parfois certaines fonctionnaient durant un temps, d’autres pas, mais souvent au moment de les mettre dans le lit c’était le drame, avec les pleurs qui volaient. D’où le consensus gardé pour les papouilles. C’est d’ailleurs marrant car à 4 ans et demi, ils me demandent souvent (Evan plus que Nathan en outre) des papouilles quand je les couche, ils adorent ça…

Si vous voulez avoir peur, dites vous que quand les loulous ont eu 4 ans, j’avais compté que nous avions eu, depuis le retour à la maison, une dizaine de nuits sans aucun réveil. Tu les sens mes cernes là ? 😀

Et pour finir, quelques détails en vrac :
-on a tenté la teuteu, ils l’ont utilisée durant quelques mois, mais à 11 mois on leur a supprimé. Et cela pour une seule raison : Nathan devait la mordiller en dormant, et il avait réussi à couper la teuteu sur plus de 80% de son périmètre ! Autant dire que nous sommes passés pas loin de la catastrophe, car si ça c’était totalement fendu…Je n’ose pas imaginer
-nous avons eu, jusqu’à leurs trois ans environ je pense, un lit parapluie dans le salon ; quand il y en avait un qui faisait trop le foin (Evan, au hasard) on le mettait dans le salon, pour éviter qu’il ne réveille son frère. Mais c’était aussi très utile quand il y en avait un malade et que ça le gênait pour dormir, c’était plus facile à gérer. Ca a été super utile pour que Nathan et maman dorment lors de la semaine de bronchiolite d’Evan. Ne réussissant pas à dormir plus d’1h30 dans son lit, je le portais tout le reste de la nuit pour qu’il puisse dormir/se reposer dans mes bras. Et dès que je réussissais à le coucher, je me couchais aussi. Sur le tapis du salon, juste à côté, pour pouvoir m’occuper de lui dès qu’il se réveillerait. J’avoue que cette semaine restera probablement gravée à vie dans ma mémoire tellement ça a été difficile pour moi pour gérer ces nuits et ses difficultés à dormir
-lorsque nous avons installé leurs lits de grands, à un petit peu plus de 2 ans, on avait peur que ça se passe mal, qu’ils perdent leurs repères…Ah ah, aussitôt vus aussitôt adoptés, ils étaient comme des dingues 😀 Heureusement les « chutes » ont été fort peu nombreuses, le modèle de notre lit ayant été spécialement choisi pour ça, on ne se le cache pas. Il n’en reste pas moins qu’un matin je me suis levé et j’ai trouvé Nathan dormant sur son tapis au pied de son lit. M’enfin c’est quand même rassurant qu’ils n’aient pas perdu leurs repères : ils dormaient aussi mal dans les nouveaux que dans les anciens…
-nous avons tenté quelques solutions d’homéo (granules, sirop), sans amélioration quelconque

Durant la rédaction de cet article (enfin la grosse partie, car je n’aurai pas terminé en une soirée, et pour cause), commencé vers 22h30, j’aurai eu droit à 3 cauchemars (ainsi que deux mouchages, deux câlins et un épisode de Pat Patrouille histoire de tempérer la situation).

Globalement aujourd’hui, où les loulous viennent d’avoir 4 ans et demi, j’ai trouvé mon « rythme ». Le soir je ne me couche plus vers 22h30-23h comme avant, mais vers 00h-00h30. La raison en est simple, les réveils (d’Evan très majoritairement) commencent quasiment tous les soirs entre 23h15 et 23h45. Selon la pédiatre, c’est l’entrée en sommeil profond. En je préfère nettement être éveillé pour gérer ça, que dormir quelques dizaines de minutes et avoir la tête dans le…Là où vous pensez…Pour gérer les réveils. J’avise aussi selon le début de nuit, et comment ça évolue, mais il est encore rare que je puisse dormir au moins 6h d’affilée, hormis le week-end quand ils passent une bonne nuit et qu’ils dorment jusqu’à 8h30, ce qui arrive à peu près…Deux fois de mémoire en tout et pour tout (si je mets de côté les couchers à 3h du mat’ au retour de soirées familiales). Faut dire, quand t’ouvre les yeux et que tu vois 8h30 alors que d’hab c’est 7h15-7h30, t’es choqué 😮

Je suis limite moins fatigué avec ce rythme, certainement le fait de pouvoir profiter de mes soirées finalement, et « accepter » d’être fatigué au quotidien, même le week-end (de fait, comme la nuit depuis l’arrivée des twins, c’est moi qui me lève dès qu’ils sont réveillés, maman pouvant se reposer plus longtemps).

J’ai tellement de fois espéré, en ayant quelques nuits d’affilée avec moins de réveils, que ça allait s’améliorer, que maintenant je préfère ne plus y croire, et accepter tant bien que mal, vu qu’on n’a pas trouvé de solution (miracle ?)…

4 Commentaires

    • Uhuh merci, effectivement pas le choix de toutes manières 🙂 Mais je dois avouer qu’avec le temps je perds (un peu) en patience ! Bon courage à toi aussi !

  1. Je vois que tu as vécu un double calvaire comparé à moi! Courage… Nous nous vengerons lors de leurs grasses matinées, plus tard!
    En attendant, il ne reste qu’à patienter et prier que ça passe vite!

    • Et encore, ça n’a été qu’un problème de sommeil (enfin, a priori), d’autres vivent bien pire malheureusement.
      Mais ton idée de vengeance me fait penser à je ne sais quelle série où la mère réveille en hurlant ses enfants ados pour se venger justement :p
      Bon courage à toi 😉

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