Surveiller son bébé ou son enfant : comment…Et dans quelles limites ?

Avec l’avancée des nouvelles technologies et des objets connectés, la surveillance des enfants est aujourd’hui grandement facilitée. Cette surveillance peut se faire à travers différents types d’objets, ce dont je vais te parler, qui vont être différents selon les âges. Toutefois, surtout quand l’enfant grandit et tire sur l’adolescence, se pose la question des limites de cette surveillance, point sur lequel je reviendrai également !

Surveiller bébés : une offre pléthorique

Le bébé, ce petit être tout choupi, mais tout petit et fragile. Comment le protéger ? En le surveillant, pour se donner le plus de chances de s’occuper de lui du mieux possible. Mais comment faire cela ? En fait, beaucoup d’objets le permettent.

La première catégorie d’objets sont ceux visant à prévenir la mort subite du nourrisson, en permettant une surveillance de différents types de données. Comme la température, le rythme cardiaque, la respiration ainsi que les mouvements des bébés. Autant de points qui peuvent guider le parent vers un souci éventuel, et il est très clair que lorsqu’on a un bébé, et je pense surtout pour le premier, on s’inquiète à fond ! Et quand tu as des jumeaux, qui dorment dans la même chambre, et qui sont en plus prémas, qui sont des « causes » augmentant les risques de la mort subite, tu t’inquiètes beaucoup…

Pour la surveillance de la bonne évolution du poids de bébé, il existe par exemple la Smart Kid Scale de la marque française Withings. Il s’agit d’une balance connectée pour bébés/enfants jusqu’à 25kg, et qui envoie sur ton téléphone les infos relevées, avec la courbe de croissance de ton enfant, et la compare à la courbe de croissance moyenne.

On enchaine avec le bracelet Sproutling Baby Monitor, qui est un petit bracelet à mettre sur la cheville de bébé. Il permet notamment de surveiller en temps réel rythme cardiaque, température, mouvements et position de bébé. Le chargeur quant à lui permet de mesurer la température de la chambre, son taux d’humidité et le niveau de luminosité. De quoi surveiller bébé en restant au lit, sans aller marcher sur la pointe des pieds pour mettre ta main sous son nez pour sentir sa respiration, ou prendre son poignet pour vérifier son pouds #cestlevécuquiparle

Ce genre d’objet existe également sous forme de chaussette ou encore d’ours en peluche, et il existe même des couches connectés qui analysent l’urine.

Pour les moins stressés, il y a aussi les plus classiques babyphones vidéo pour surveiller visuellement bébé.

Surveiller les enfants et adolescents : on monte en gamme

Quand je dis qu’on monte en gamme, c’est plus dans la complexité des objets que je parle 🙂

Quand l’enfant va marcher, on va plus s’inquiéter de la surveillance d’où se trouve l’enfant. Car on sait très bien que si tu surveilles non-stop ton môme pendant 2 heures, c’est durant les 3 secondes où tu vas tourner la tête pour X raison qu’il va être capable de se carapater on ne sait où. Et parfois, on s’inquiète. Et parfois, c’est dangereux aussi pour l’enfant. Du coup, tu peux alors utiliser des trackers ou balises GPS afin d’être capable de localiser ton enfant à tout moment. Une montre enfant comme la montre Kiwip par exemple permet ce type de surveillance, et permet aussi de téléphoner !

Certains modèles plus techniques, permettent en plus de paramétrer des itinéraires, d’envoyer des messages, voire d’écouter l’environnement de la montre grâce à un micro. Résultat : ce type de montre a été interdit en Allemagne, car certains parents espionnaient à leur insu les maitresses et maitres d’école pendant les cours !

On trouve également des doudous connectés, ou encore des blousons GPS proposés par Gémo, en partenariat avec « Ma P’tite Balise », incluant une petite balise GPS dans le vêtement.

Et quand les enfants deviennent plus grands, avec la pré-adolescence, l’inquiétude va rapidement se porter sur la surveillance des actes des enfants. Notamment avec l’utilisation des smartphones et des réseaux sociaux via différentes platerformes. Parenthèse : quand ton gamin soulage ton compte de 1900€ dépensés sur ton tél ou ta tablette en faisant des achapts in-app dans un jeu, mine de rien, la surveillance ça peut avoir du bon 😀

Revenons à nos moutons : si l’ordinateur familial dans le salon pourra être globalement facilement surveillé, et où le grand enfant voire l’ado ne se risquera pas à consulter des contenus subversifs, son smartphone sera tout autre. En effet, les ados vont pouvoir utiliser pléthores d’applications, notamment les réseaux sociaux, pouvant mettre leur sécurité en danger. Malheureusement, même si c’est assez logique, ils ne sont pas préparés à la fourberie des prédateurs sexuels ou autres pervers. De même qu’aux moqueries et rackets divers après des selfies dénudés. Je me rappelle d’une fille qui avait fait ce genre de selfies, et avait du partir à l’autre bout de la France à cause des railleries qu’elle devait supporter dans sa ville. Peine perdue, car le Net est partout, et une fois reconnue par un autre élève, cela a bien entendu recommencé. Or, se montrer et braver les interdits sont d’autant plus de raisons pour nos ados de se mettre en situations de danger. C’est pourquoi des parents vont surveiller, aussi, le smartphone de leurs ados. De nombreux logiciels existent en ce sens, comme par exemple ce logiciel de surveillance de téléphone. Il va te permettre de connaitre les applications utlisées par ton enfant, d’enregistrer tout ce qu’il tape sur son téléphone, voir les photos prises par le téléphone, et j’en passe. En un sens, Big brother devient bif mother ou father, mais à quel prix pour l’enfant ?

Surveiller oui, mais jusqu’où aller ?

Voilà la question que posent tous ces « outils » arrivant ces dernières années dans les mains des parents : surveiller mais à quel prix ? Où s’arrête la surveillance positive pour protéger et où commence l’espionnage ?

D’une part peut se poser la question du problème des ondes pour les bébés, point sur lequel pour l’instant il n’y a, à ma connaissance, pas d’étude indiquant les méfaits éventuels des ondes sur leur développement. Mais sachant que certains adultes souffrent des ondes, il serait étonnant que les enfants ne puissent en être impactés. Pour autant, avec tous les réseaux Wifi et Bluetooth qui fonctionnent partout et en permanence, cela fait-il une différence d’en rajouter ? La question reste ouverte malheureusement. Espérons qu’une réponse scientifique juste pourra être apportée pour le savoir. Par ailleurs, si on s’habitue à utiliser ce type de produit, que se passe-t-il en cas de bug ou si l’appareil ne fonctionne plus ? C’est l’inquiétude immédiate, forcément. Et pour rien. Quant aux appareils concernant les bébés, il faut également prendre en compte que la température et le rythme cardiaque évoluent au cours de la nuit et des phases de sommeil, alors comment analyser les données receuillies ? Moins formel pour la surveillance du poids, chaque enfant est unique et être en-dessous de la courbe n’est pas forcément signe de mauvaise santé, lorsqu’on surveille ce point (ce que j’ai fais ardemment je dois l’avouer, et qui a été une grande source d’inquiétude…inutilement).

Du coup, avec cet accroissement des objets connectés, les parents du genre stressés peuvent trouver une réponse dans ces outils de surveillance. Mais dans quelle mesure cela n’engendre pas chez nous plus d’anxiété que de réassurance, en surveillant souvent/en permanence certaines données, auxquelles s’accrocher pour se rassurer ?

Il y a également un risque de tomber dans une sorte d’hypercontrôle sur les faits et gestes de ses enfants.

Or, la question se pose de la limite entre surveillance et autonomie, entre sécurité et confiance. Car il faut rappeler à toute fin utile, qu’il est interdit d’espionner une personne sans son autorisation. Aussi devons nous informer nos enfants du fait qu’on les piste/surveille/filtre leurs conversations. Pas facile-facile en un sens, à un âge ils ne pourront dire non car trop petits, à un autre ils ne pourront dire oui car ils savent bien qu’ils font des conneries 😀 Et en même temps, on voit tellement de soucis de différents types, sans parler de tous les faits divers concernant les adultes qui sont normalement plus à même d’être capables de se défendre, que ce n’est pas simple de ne pas vouloir les partager…

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